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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 20:06

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« Les Étrusques, un hymne à la vie »

Musée Maillol, 59 rue de Grenelle, jusqu’au 9 février 2014

(t.l.j. de 10 h 30 à 19 h ou 20 h 30)

 

La civilisation étrusque est réputée, depuis le romantisme français et italien (Stendhal), se baser sur la joie de vivre, alors qu’on n’en connaît guère que les tombes ! L’écossais George Dennis, lui, avait insisté sur l’aspect gloomy, sombre, funèbre, des ruines que le touriste en voyait au début du xixe.

L’expo, que je n’ai pas encore vue, semble jouer sur l’aspect stendhalien. Je voudrais juste dire un mot du n° 513 de la revue Archéologia de septembre, qui y consacre quelques pages sous la plume de Sophie Crançon.

On peut acheter le mensuel qui comporte aussi un reportage sur l’expo Stonehenge qui se tient à Saintes, et des données inédites sur des bronzes figuratifs découverts à Châteaumeillant (Cher), les mines d’or espagnoles de Las Medulas (Asturies), les tours en pierre sèche ou brochs d’Écosse, et de nouvelles gravures pariétales du Sahara.

L’article sur les Étrusques, lui, n’apporte strictement rien de nouveau : Pallottino, Heurgon, Bloch aurait pu l’écrire, Briquel, Agnès Rouveret, Jean Gran-Aymerich… ou moi le mettre à jour. La seule différence est que les universitaires ne collent pas de points d’exclamation partout. On regrette le temps de Louis Faton, quand Archéologia demandait des articles aux professionnels et non à des journalistes.

Donc le texte part de l’histoire étrusque perdue de l’empereur Claude et des survivances de la société étrusque au début du principat, remonte à la dernière cité soumise (Bolsena, qui n’est pas forcément Orvieto, en 265… et les Romains étaient bien venus au secours de l’aristocratie locale, non pour la protéger contre les esclaves mais contre sa plèbe révoltée). Ensuite aux plus anciennes découvertes qui remontent à la Renaissance (pour plus de précisions, voir le catalogue de l’expo Les Étrusques et la Méditerranée, Grand Palais, 1990). Une page de chronologie avec carte, un résumé de l’histoire des cités, et bien sûr le couplet habituel sur le rôle inhabituel des femmes : « Pour un temps unique, es femmes eurent une place à l’égal de celle des hommes dans une société méditerranéenne. Loin de leurs pairs ( ?) grecs ou plus tard romains… ».

Enfin un micro-inventaire des 250 objets réunis, dont beaucoup viennent du musée archéologique de Florence. Rien ou presque d’original dans l’illustration, mais ce qu’on trouve dans n’importe quel manuel, une antéfixe de temple (Cerveteri ou Latium ?, un casque de Tarquinia, une urne-cabane (de Tarquinia ?), l’homme à chapeau et barbe de pharaon de Murlo, une frise de banquet (Murlo ou San Giovenale ?), quelques vues de Cerveteri, une urne tardive à couple (où précisément la femme n’est pas couchée sur le lit de banquet), le pectoral aux lions qui, ce me semble, vient de la tombe Regolini-Galassi et doit donc être au Vatican, enfin l’ossuaire de Montescudaio qui est largement plus ancien. Les seules vues moins banales sont des éléments en place de la tombe François, à Vulci. Il aurait été plus sérieux de marquer les provenances dans les légendes au lieu de les regrouper vaguement à la fin.

Enfin la bibliographie… réduite au minimum (et avec une faute : le Bianchi-Bandinelli et Giuliano remonte au moins à 1965)… mais les éditions Faton sont liées à la Librairie archéologique par quelque lien de clientèle, au sens romain du terme.


 

 

 

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