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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 17:53

Je vous recommande une adresse, pour laquelle je suis infoutu de mettre un lien automatique, ignorant comment ça fonctionne.

C'est celle d'un éditeur de BD historiques chez qui j'ai signé quelques pages, et pour lequel je traduis parfois quelques textes anciens. Outre qu'il publie mon ami Luccisano, toujours fervent partisan de l'Alesia du dogme, il fait un travail de qualité à partir de l'histoire médiévale.

Lien précis : <www.assorbd.fr/nos-pages-d-histoire-1/alesia>. L'ensemble du site apparaît en colonne de gauche, et il y a de quoi lire et regarder !

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commentaires

Yannick Jaouen 04/08/2014 15:09


Loin de moi de critiquer vos amis. Je donnais simplement mon avis sur les cartes, tout comme vous donnez le votre sur la représentation de l'armée romaine en marche.


Je ne fais aucun jugement sur les personnes mais simplement sur leurs arguments et leurs publications. Et, effectivement, on est plus à une invention près, du côté d'Alise pour faire tenir Alésia
sur le Mont Auxois. Leur faisceau d'indice ne me semble tenir debout que par la grace du nombre considérable de branches auxquels ils se raccrochent.

Yannick Jaouen 31/10/2013 20:18


Pardon, j'en oublie mes conjugaisons  


Sinon, pour publier un lien hypertexte, il vous suffit de cliquer sur l'icône ressemblant à une chaîne 

Yannick Jaouen 31/10/2013 20:12


Lecture très agréable! On jurerait un argumentaire inspiré par Jules Quicherat, André Berthier ou Danielle Porte... C'est bien que les Alisiens révisent leurs positions sur Vercingétorix en
s'inspirant de bons spécialistes...Sauf que le mamelon d'Auxois en absès de fixation: il faut avoir une grande imagination pour le concevoir...ou de graves lacunes en stratégie militaire!
Contrairement aux experts alisiens récemment publiés, Silvio Luccisano et Jean-Louis Rodriguez ne sont pas avares de cartes et croquis... lesquels, à l'instar du Muséoland, ne tiennent aucun
compte des résultats des fouilles de M. Michel Reddé et de son confrère Germanique et maintiennent des camps de plaines et des fortins qui, en fait, étaient extrapolés par Napoléon III... mais
n'existent finalement pas...tout comme le camps D, supposé être le camps Nord, au pied du Réa (sic) et qui n'est donc pas un camps du tout, d'après le rapport de fouilles: on n'est pointilleux
que si ça sert le Dogme, du coté de la Côte d'Or!


Oserais-je sourire en lisant l'argument numismatique de Claude Grapin, Conservateur en chef du patrimoine, Chargé du MuséoParc et du Musée d'Alésia... bref, Baron de l'oppidum, tout de même ?


"César (1) dresse la liste des contingents demandés à chaque nation en fonction de son importance pour constituer l’armée de secours : au total 252 000 hommes issus de toute la Gaule, à
l’exception de quelques peuples (Allobroges, Lingons, Leuques, Rèmes, Trévires).


Les Arvernes sont suivis de près par les Séquanes et les Éduens, peuples concernés en priorité par cette guerre et, par ailleurs, voisins immédiats. L’état lacunaire des connaissances
numismatiques ne permet pas de déterminer qui, des Sénons, autre peuple voisin, ou des Bituriges vient en quatrième ou cinquième position.


Les monnaies armoricaines sont totalement absentes alors que sept peuples- devaient fournir 20 000 hommes. Les Belges ne sont représentés que par trois pièces. Aucun numéraire aquitain n’a été
retrouvé.


L’étude des monnaies gauloises indique donc que seules les cités les plus proches ont été en mesure de fournir des troupes pour l’armée de secours. Le décompte donné par César correspond à la
liste des contingents demandés à chaque peuple par Vercingétorix. Mais entre les vœux et leur réalisation, l’écart a dû être de taille. Cette discordance permet de mieux comprendre la défaite
gauloise."


Seules des pièces des tribus localement proches ont été trouvées dans les fossées d'Alise, et donc, tout le monde ne serait pas venu...et César s'arrange avec la réalité! Bon, il oubli de dire
qu'elles ont été trouvées pour la plupart coté intérieur( confirmé lors des fouilles franco-allemandes) ...alors que l'armée de secours était, évidement, coté extérieur: les aurait-on catapultées
là pour faire diversion ? Bon, il oubli aussi de parler des Drachmes de Massilia, dont les marchands remontaient certes le Rhône et la Saone... mais dont aucune source n'indique qu'ils auraient
fourni des troupes à l'armée de secours gauloise! Bon, il oublie également de parler des monnaies Lingonnes et Trévires, trouvées dans les mêmes contextes (un peu flous, certes, faute de
connaissances stratigraphiques au XIX°)... que faisaient donc là les lingons et les trévires, restés alliés de César? Oserais-je une sottise de candide? Le corpus des monnaies gauloises d'Alise,
puisqu'il n'est guère proportionnel aux divers contingents de l'armée de secours, ne serait-il pas davantage proportionnés en fonction de l'importance des échanges commerciaux entre les habitants
d'Aliisia et les peuples plus ou moins voisins, à la fin du premier siècle avant notre ère? En effet, les monnaies gauloises trouvées au XIX représentent surtout les peuples voisins de l'axe
Rhône-Saone, grande voie commerciale déjà à cette époque! Pardon pour mon outrecuidance naive: je promets de me confesser auprès d'un guide assermenté du muséodogme... à l'occasion!

R. A. 31/07/2014 19:42



Ne critiquez pas Silvio, c'est un pote à moi et il m'a consulté pour sa première BD, Le Casque d'Agris. Pour sa catastrophe sur Alésia, sachez (je l'ai écrit quelque part, peut-être sur ce blog)
que je l'invitais chaque année à mon cours en Sorbonne, et que je lui ai adressé deux critiques : une armée romaine ne marche pas à cinq types de front sur une chaussée, mais quelques cohortes de
face à droite et à gauche, la chaussée étant privilégiée pour les chariots (il n'en a pas tenu compte). 2. Les Romains ne laissent pas pierre sur pierre d'une ville qui a résisté deux mois, et là
il a (sur l'avis de Claude Grapin à ce qu'il m'écrit) inventé que César, Grand Pontife, avait rejoué le tour de Camille à Veii (on y revient) : dieux d'Alesia, venez nous becqueter dans la main,
et j'épargnerai vos temples et votre ville.  C'est vraiment le sauve-qui-peut à Alise ! et pourtant certains de ceux qui ont les œillères restent mes amis.