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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 21:53

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Akhenâton, père de Toutânkamon.

 

Cette fois, je n’attends pas la fin du film (sur la 5) pour hurler ma hargne, ma rogne, et mon courroux, coucou (pour les rares qui se rappelleraient mon génial frère, Pierre Desproges).

Voici presque une heure qu’on nous bassine avec des analyses d’ADN sur les restes de Toutânkamon, supposé père ou fils d’Akhenâton, j’en finis par ne plus savoir : le discours est tellement embrouillé qu’on s’y perd et qu’on ne sait plus si la génétique a désigné Nefertiti ou Ti-Yi comme la mère officielle.

Partant d’un collègue égyptien que je connais un peu, le « reportage » file tout de suite sur des labos hyper-pointus et forcément amerlauds, où l’on voit des scientifiques certifiés très savants introduire des pipettes dans des tubes, et décréter que malgré d’infinies difficultés, bon, on est sûr maintenant que Machin est le fils de Truc, et la mère probablement la première épouse et pas la concubine. C’est passionnant. Christian Jacq l’avait déjà dit en se fondant sur les textes qu’il sait lire.

Christian Jacq est un romancier de qualité littéraire douteuse, mais aussi un scientifique éprouvé. Alors, qu’est-ce que la TV spectaculariste vient nous enquiquiner avec de pseudo-preuves issues d’une scientificité différente, qui n’apportent rien ?

Et pourquoi ces reportages faussement documentaires nous dissimulent-ils que les analyses ADN effectuées sur des momies égyptiennes coûtent des centaines de milliers de dollars, alors qu’en France nous ne pouvons pas rêver de démontrer que les sept ou huit inhumés d’un tumulus gaulois sont de la même famille ?

Pourquoi, enfin, en plus de la voix off si agaçante, en général masculine, on nous en impose une autre, mezzo soprano, pour nous aider à voir ? « Le scientifique monte l’escalier ; le scientifique pousse la porte. » Il paraît que cela s’appelle « audiodescription ». Franchement, on nous prend pour des cons, incapables de voir qu’un type monte un escalier et ouvre une porte ? Déjà que l’on n’arrivait à saisir que les premiers mots d’un entretien en anglais ou en allemand, juste de quoi comprendre que la traduction était bidonnée, voici que les documentaires (après les films soumis à cette voix offqui commente le moindre plan) contribuent au décervelage général.

Donc, recyclons nos appareils de télévision et revenons au livre en papier. Cela existe encore, je le sais : j’en écris et j’en publie, qui ne seront jamais sur internet.

À propos, si quelqu’un peut me dire comment couper cette horrible « audiodescription » sur un appareil de télévision qui a plus de quinze ans, je lui offre volontiers tous mes bouquins papier avec dédicace. Le machin est de marque Sunkai, date de 1997 environ, et se complète même d’une télécommande dont je ne comprends pas le quart des touches.

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