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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 20:37
Rien à voir avec le fameux lieutenant de César. Nous sommes au IIIe siècle de l'ère courante, l'armée romaine perdue en Germanie ou en Sarmatie, et la populace de Subure, agitée par une prêtresse ± sorcière du nom de Canidie, se livre au culte de Mithra, qui exige de combattre des taureaux quand il ne demande pas des sacrifices humains. Il se confond avec Sol Invictus (il y aurait apparemment deux sectes mithraïques opposées, une populaire et une intégriste) et promet l'immortalité à ses disciples les plus sanguinaires, pour tout dire aux pires abrutis. Or le tribun Labiénus en est un fameux : il va jusqu'à promettre de sacrifier son propre fils, pas encore né dans le premier volume et tout bébé dans le second. Il égorge également son propre chien avec les dents, après l'avoir torturé pour le rendre sauvage, engage son peloton de cavalerie dans un combat où tous périssent sauf lui (on pense au désastre de Varus), et finit au cirque.

Images sombres, la plupart nocturnes, personnages dessinés à la serpe, réduits souvent à des gueules ouvertes qu'ils soient hommes, chiens ou taureaux, à peine identifiables, plongée-contreplongée et zoom avant-arrière systématiques, les auteurs ont utilisé l'histoire romaine (avec une liberté excessive) pour satisfaire à ce goût de la violence et du macabre qui sévit dans la BD depuis les années soixante, mais plutôt dans le space-opera ou les futurs apocalyptiques (Druillet et son école… mais Druillet dessinait tout autrement). Deux volumes chez Theloma, 1. Le prix de l'éternité, 2. Sol invictus, 48 planches chacun, sûrement très chers (je les empruntés). Je ne recommande absolument pas cette lecture.


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Published by - dans LC02
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